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Mercredi 6 décembre 2006
Après avoir refusé un nouveau contrat chez Warner Music, le chanteur sortira le 17 mars « In The Garden », un album autoproduit et financé entre autres par des souscriptions d'internautes.

propos recueillis par Arnaud Devillard , 01net., le 05/12/2006 à 19h40

Mano Solo fait partie de ces artistes français qui se sont retrouvés sans contrat de maison de disques. Mais, contrairement à Alain Chamfort, Michel Jonasz ou Jacques Higelin, lui, c'est volontaire. Il a en effet refusé le contrat que lui proposait Warner Music, son label depuis ses débuts. « Ils ne me garantissaient rien comme budget de promotion. J'ai quand même vendu un million d'albums en quinze ans et on m'a ressorti un contrat qui n'était même pas l'équivalent du premier [qui prévoyait un million de francs de budget promotionnel, NDLR]. A ce moment-là, je suis parti », explique le chanteur. Il se rapatrie sur son site Internet, manosolo.net, ouvert en 2000. Son prochain album, In The Garden, sortira le 17 mars prochain.

01net. : Sur votre site, vous demandez une souscription de 17 euros aux internautes. Comment cela fonctionne, où en est l'album ?

Mano Solo : L'album est fini. Les gens qui l'avaient préacheté ont eu une préécoute des premiers mixes. Maintenant ils ont une écoute des deuxièmes mixes. Ils ont accès à l'évolution de l'album. En l'achetant en avance, ils gagnent un accès à un espace privé. Ils y rentrent avec le login qu'on leur a envoyé. Là, j'essaie d'offrir un petit plus à ces gens qui me soutiennent. Un historique de ma carrière avec toutes les vidéos amateurs que je peux avoir, des dessins, etc. Tous les 15 du mois, le site est mis à jour.

.../...

Quelles sont vos pratiques du peer to peer,, vous vous en servez ?

Bien sûr. Je télécharge. Pas pour ma consommation, pour ma culture, comme beaucoup de gens. Je l'utilise comme un point d'écoute et comme un outil de travail. Tu cherches un truc avec ta guitare, tu as envie d'une inspiration, tu ne vas pas poser ta guitare, prendre ta voiture, aller à la Fnac, acheter l'album pour trouver un morceau et avoir une idée. Le peer to peer, c'est ma banque de données à disposition.

En revanche, il faut en finir avec le mythe de la découverte en peer to peer. Sur Internet, tu ne trouves que ce que tu cherches. Les moteurs de découverte, ce sont les mêmes que d'habitude : le bouche-à-oreille, les médias. Quand on nous sort un artiste qui a émergé d'Internet, en fait, c'est du bouche-à-oreille.

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Je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi sur l'aspect "découverte" mon cher Mano. En effet, le P2P ne permet pas forcément de découvrir un nouvel artiste (encore que…), mais il donne la possibilité d'écouter d'autres morceaux que celui (et le seul) qu'on ressasse 10 fois par jour sur les ondes et qui n'est pas toujours représentatif de l'album.

Par Poypoye - Publié dans : P2P
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Mercredi 20 septembre 2006
Après plusieurs mois de bataille parlementaire, le projet de loi DADVSI (Droit d'Auteur et droits voisins dans la société de l'information), transposition en droit français de la directive européenne 2001/29/CE, a finalement été adopté par le parlement puis publié au Journal officiel le 3 août dernier. Durcie par le conseil constitutionnel, la loi assimile à nouveau le téléchargement d'oeuvres protégées sans autorisation à de la contrefaçon, un délit passible en théorie de trois ans de prison et de 300.000 euros d'amende.

En marge d'une conférence de presse sur les journées du patrimoine organisée par SFR en présence de Renaud Donnedieu de Vabres, un conseiller technique du Ministre a toutefois accepté de faire le point sur l'application de cette loi controversée.

Première information, « la loi votée sera appliquée ». En effet, malgré les menaces de boycott du Parti Pirate et l'approche des élections présidentielles de 2007, le gouvernement entend bien appliquer cette loi. Selon le conseiller technique, le Ministère de la Culture souhaite toutefois lever les « malentendus » avec les internautes sur ce texte "caricaturé" et travaille sur un décret définissant des contraventions « graduées » ainsi que sur une circulaire pour le parquet (procureurs généraux, procureurs de la République et substituts), afin d'éviter tout risque de prison ferme pour les internautes pratiquant le téléchargement pirate.

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Par Poypoye - Publié dans : P2P
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Jeudi 31 août 2006
La SNCF lance un site où les usagers des TER peuvent se prêter livres, CD, DVD. Ils se les échangeront à bord.

Ecouter une compilation de jazz, lire le troisième volume de la bande dessinée Blacksad ou faire une petite partie de Super Mario Bros dans le train, c'est évidemment possible. Maintenant, on peut même le faire sans les avoir en main en montant dans une rame. Plus précisément dans une rame de TER (train express régional).

La SNCF vient en effet d'ouvrir un site Internet, Bougeonsmieux.com, qui permet aux usagers des TER de s'échanger entre eux des biens culturels, en entrant en contact les uns avec les autres avant le voyage sur le Net. La SNCF le présente comme une « bourse d'échanges », et non comme une place de marché avec paiement à la clé, du style Priceminister.

Quand l'internaute-voyageur cherche un produit, il lui suffit de parcourir les offres postées sur le site, en fonction de la situation géographique de la ligne qu'il compte emprunter. Une fonction de recherche par région est disponible. Une fois repéré le produit qui l'intéresse, il contacte son détenteur par e-mail, via le site. Les deux interlocuteurs se débrouillent alors pour se retrouver dans le train ou sur le quai de la gare.


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Excellente idée !
Mais ne serait ce pas une forme de P2P matérialisé ?
Attention ! L'industrie du disque risque de s'en prendre à la SNCF !
Par Poypoye - Publié dans : P2P
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Vendredi 28 juillet 2006
Le Conseil Constitutionnel a rendu jeudi son avis sur le projet de loi sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information. Les sages ont censuré plusieurs dispositions mais ces censures aggravent le texte qui leur était déféré par l'opposition et certains députés UDF dont François Bayrou.

Le député socialiste Christian Paul nous l'avoue d'emblée, la décision (.pdf) du Conseil Constitutionnel est une décision "très dure qui va rendre la loi tellement inacceptable et inapplicable qu'il faudra réouvrir le dossier". Jeudi, le Conseil a censuré plusieurs dispositions qui avaient été souhaitées par le gouvernement et par les parlementaires pour équilibrer un texte jugé trop en faveur des ayant droits et de la répression.

La censure la plus symbolique touche la fameuse "riposte graduée" qui devait instaurer des contraventions de 38 et 150 euros pour le téléchargement et la mise à dispositions des oeuvres sur les réseaux P2P. Le Conseil a jugé qu'il était contraire au principe d'égalité d'instaurer un régime pénal particulier pour les infractions commises via des logiciels de peer-to-peer. Il censure ainsi dans son intégralité l'article 24 du projet de loi, ce qui de fait ramène la loi au seul régime pénal traditionnel avec peines maximales de trois ans d'emprisonnement et 300.000 euros d'amende. C'est toutefois un mal pour un bien, car selon Christian Paul "les juges refuseront d'appliquer ce régime initial". "C'est bien la preuve qu'il n'y avait pas de troisième voie possible entre la légalisation et la répression, c'est un désavoeu massif pour le gouvernement", n'ose se féliciter le député socialiste. "Le téléchargement, lui, continuera sans rémunération pour les ayant droits", regrette-t-il avec une pensée amère pour l'abandon de la licence globale.

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En France, On marche sur la tête !
On demande à des personnes dont la moyenne d'âge est de 69 ans de comprendre et statuer sur une loi portant sur le droit d'auteur et de droits voisins dans la société de l'information à l'heure du Web.2, du Peer to Peer et du logiciel libre. Des gens (que je respecte bien sûr) qui n'ont connu que des modèles économiques basés uniquement sur la diffusion physique de la propriété intellectuelle.
Allez demander à VGE de nous expliquer le système de la licence GNU ou CREATIVE COMMON et de réfléchir sur les conséquences des DRM sur le Droit d'usage des supports numériques ou physiques !
Par Poypoye - Publié dans : P2P
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Vendredi 28 juillet 2006
Depuis Napster, internautes et maisons de disques s'affrontent pour savoir si oui ou non le P2P a un impact négatif sur les ventes de CD en magasin. Mais c'est peut-être paradoxalement le téléchargement légal payant qui heurte le plus l'économie du disque...

Le New York Daily News pointe cette semaine le trouble auquel font face les maisons de disques lorsqu'elles doivent déterminer la meilleure stratégie à adopter pour la diffusion de leur musique en ligne. Avec le modèle iTunes, les albums ont commencé à être vendus en pièces détachées à 0,99 euros la chanson, et le concept a sans doute heurter les ventes des albums.

Le journal prend ainsi l'exemple de Daniel Powter, dont le titre Bad Day a servi de générique de fin à l'émission American Idol (qui sert de modèle en France à La Nouvelle Star). Dans un shéma classique d'école de commerce, une telle promo aurait dû propulser les ventes de l'album de Powter. Pourtant le CD n'arrive qu'à la 94ème place des albums les plus vendus aux Etats-Unis, alors que le single est numéro un sur les plate-formes de musique en ligne. L'effet levier du titre est totalement inexistant et c'est le modèle iTunes qui est accusé d'en être responsable.

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Evidement, ça fait des années qu'on le dit !
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Jeudi 27 juillet 2006
Un avocat américain chargé de la défense d'une des nombreuses P2Pistes poursuivies par la RIAA affirme que le lobby du disque encourageait à l'utilisation de Kazaa !

Lorsqu'une maison de disques souhaite que les stations de radio diffusent leur titre sur les antennes, la méthode la plus classique et la plus légitime consiste à offrir le CD aux différents DJ et à les convaincre ensuite de passer la chanson. Toutes les maisons de disques usent de telles pratiques et il n'y a personne pour trouver cela anormal. Mais dans les relations souvent proches et sans protocole entre un animateur de radio et une maison de disques, le politiquement correct baisse parfois les armes, même en temps de guerre.

"J'ai été informé par plus d'une source que les majors du disque ont encouragé l'utilisation des mêmes réseaux P2P que ceux qu'ils vilipendent", raconte ainsi l'avocat Ray Beckerman à nos confrères de P2pnet.net. Beckerman est installé à New York et compte parmi ses clients plusieurs victimes de la politique répressive engagée par la RIAA à l'encontre de P2Pistes. "Des DJ de radios ont indiqué que des gens des maisons de disques qui avaient l'habitude de passer avec des CD leur disaient plutôt maintenant de prendre Kazaa, ou Gnutella ou quelque chose, et de télécharger les fichiers de chansons de cette façon", affirme l'homme de loi.


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Jeudi 27 juillet 2006
Fut un temps, certaines maisons de disques pensaient avoir trouvé un truc génial pour combattre Napster : elles coupaient la chanson avant la fin et ajoutaient la fin au début de la suivante. Le but était de rendre les MP3 rippés désagréables mais le seul résultat était d'énerver ceux qui achetaient des CD et ne pouvaient pas "zapper" sans gêne entre les titres. Renouvelant le genre de cette école un peu dépassée, le label Epitaph (The Offspring, The Hives, Tom Waits...) compte sortir le 11 septembre l'album Patent Pending du groupe Heavens, avec 11 titres. Rien de dérangeant jusque là sauf que selon Coolfer il y aura en tout 99 pistes, divisant chaque chanson en 11 pistes différentes. Soit 11 fichiers MP3 distincts pour une seule chanson, de quoi décourager les P2Pistes.
Sauf que les internautes trouveront rapidement sur eDonkey ou ailleurs l'album reconstitué normalement par un outil quelconque, tandis que les consommateurs loyaux auront eux bien de la peine à passer les morceaux avec le bouton "piste suivante" de leur lecteur CD. Le prix de l'ennui : 17,53 euros, d'après la Fnac.

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Mardi 18 juillet 2006
C'est l'hécatombe pour les chasseurs de P2Pistes. Après la RIAA condamnée à dédommager une des victimes de sa politique de la Terreur, c'est une cour d'appel hollandaise qui renvoie dans les cordes l'organisation anti-piratage locale et ses prétendues preuves.

Vendredi, nous rapportions qu'une cour fédérale de l'Oklahoma avait débouté la RIAA dans une procédure lancée à l'encontre de présumées P2Pistes, et que le lobby du disque avait même été condamné à payer des dommages et intérêts aux victimes de la politique de répression conduite par l'industrie musicale. Le tribunal américain avait jugé insuffisants les éléments de preuves basés sur les adresses IP fournies par la RIAA.

La même semaine, c'est une Cour d'appel des Pays-Bas qui a attaqué sévèrement les procédés employés par l'industrie du disque à l'encontre des internautes hollandais. The Register indique que la juridiction a "contrarié les tentatives de l'organisation anti-piratage hollandaise BREIN d'obtenir les identités des P2Pistes de cinq FAIs, dont Wanadoo et Tiscali". "La Cour a trouvé que la façon dont les adresses IP ont été collectées et traitées par l'entreprise américaine MediaSentry n'avaient aucun fondement légal sous les lois européennes de protection de la vie privée", explique le journal britannique.

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Mardi 11 juillet 2006
Le deuxième épisode de "Pirates des Caraïbes" a établi un record absolu de recettes au box-office en Amérique du nord, raflant 135,6 millions de dollars lors du week-end de sa sortie, selon les chiffres définitifs publiés lundi par la société Exhibitor Relations.

"Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit", où Johnny Depp reprend le rôle du capitaine Jack Sparrow, relègue aux oubliettes le précédent record de 114,8 millions, établi en 2002 par "Spiderman".

Le film a également battu le record de recettes en un jour aux Etats-Unis et au Canada (55,5 millions vendredi) et en deux jours (100,2 millions entre vendredi et samedi). Exhibitor Relations, basée à Los Angeles, avait estimé dans un premier temps les recettes sur trois jours à 132 millions de dollars.

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Et on nous raconte que l'industrie du film est malade à cause du P2P !
En 3 jours, ils ont couvert le coût du film. Et qui va s'en mettre plein les poches ? Ce n'est surement pas les câbleurs ou les preneurs des sons…

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Lundi 10 juillet 2006
Ca devait être pour l'Association américaine de l'industrie du disque (RIAA) le meilleur rempart contre le piratage dans les universités. Alors que l'usage du Peer-to-Peer battait son plein dans les campus estudiantins, la RIAA a violemment menacé en 2004 les responsables d'Universités de les trainer devant les tribunaux s'ils ne faisaient rien pour enrayer l'hémorragie due à l'utilisation des Kazaa, eDonkey et autres BitTorrent sur leurs réseaux. Par peur d'être ainsi poursuivis, et voyant là l'occasion de réaliser quelques économies de bande passante, 120 lycées et universités aux Etats-Unis ont signé des accords de partenariat avec les plate-formes musicales marchandes (en particulier Napster, Rhapsody, Ruckus et Cdigix).

Avec ces partenariats, les étudiants pouvaient accéder gratuitement aux catalogues des plate-formes pour écouter ou télécharger de la musique en toute légalité. Les frais étaient assumés par l'école ou ajoutés aux frais d'inscription dans la colonne "frais culturels". Mais à l'heure du bilan, les Universités constatent que leurs étudiants n'ont pas migré en masse vers les services légaux, et qu'ils sont même de plus en plus nombreux à les abandonner. Dans le Wall Street Journal, Nick Timiraos explique que la faute est entièrement due aux DRM.

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